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Bobo-Dioulasso : Le Président Ibrahim Traoré explique sa vision révolutionnaire du développement aux Étudiants de l’Université Nazi Boni

14 septembre 2026 Dauphin FM RADIO
Bobo-Dioulasso : Le Président Ibrahim Traoré explique sa vision révolutionnaire du développement aux Étudiants de l’Université Nazi Boni

Bobo-Dioulasso, 14 sept. 2026 (AIB) – Le Président du Faso, le Camarade Capitaine Ibrahim Traoré a expliqué le vendredi 11 septembre 2026, aux étudiants de l’Université Nazi BONI de Bobo-Dioulasso, sa vision révolutionnaire du développement qui a permis notamment de construire et d’équiper le Complexe industriel Textile des Forces armées du Burkina (TEXFORCES-BF) et le complexe d’amphithéâtres de ladite Université.

« Dans l’économie révolutionnaire qui est aux antipodes de l’économie classique, nous mettons l’investissement par palier et l’État garde entièrement tout ce qui est stratégique. Ce qui n’est pas stratégique, nous voyons comment est-ce que nous partageons les charges avec les investisseurs », a expliqué le Chef de l’État, le Camarade Capitaine Ibrahim Traoré aux étudiants de l’Université de Nazi Boni.

Le Complexe industriel Textile des Forces armées du Burkina (TEXFORCES-BF) et le complexe d’amphithéâtres de l’Université Nazi Boni inaugurés respectivement le mercredi 9 et le vendredi 11 septembre 2026, ont été entièrement financés par des fonds nationaux grâce au concept d’économie développé par la Révolution progressiste populaire (RPP), a éclairé le Président Traoré.

Dans la vision révolutionnaire du développement, l’État conserve 100% de parts dans les secteurs stratégiques comme le textile ou l’aviation. « Il n’y a pas quelqu’un qui a une part dedans », a précisé le guide de la RPP. Il a cité le cas de Air Burkina qui est 100% pour l’État burkinabé.

Le Président du Faso a rappelé aux étudiants en général et aux étudiants en économie en particulier que dans l’économie classique, on privilégie les investisseurs pour venir financer les projets alors que ces derniers viennent pour faire de la rentabilité.

« Quand un investisseur vient pour investir, pour moi c’est une forme d’esclavage. Quand il vient avec son argent, c’est juste pour le faire travailler et les intérêts c’est pour lui, et il repart avec », a-t-il affirmé.

Pour le Chef de l’État, les investissements extérieurs ne profitent jamais aux pays où ils sont faits, c’est pourquoi, le Burkina Faso révolutionnaire préfère faire les choses d’elles-mêmes. « Nous ne sommes pas allés faire des tables rondes ailleurs pour chercher des financements, ou quoi que ce soit, pour venir faire notre industrie textile », a-t-il souligné.

C’est en ce sens qu’il a insisté sur le fait que TEXFORCES-BF est incomparable à ce qui peut exister ailleurs. Il a indiqué que des pays africains peuvent avoir des industries textiles mais ces derniers n’appartiennent pas à l’État comme celui du Burkina Faso mais plutôt à des investisseurs étrangers qui sont venus les implanter.

La particularité de TEXFORCES-BF avec ce qui peut exister ailleurs, est qu’il n’utilise rien qui vient de l’extérieur dans son fonctionnement. Au Burkina Faso, tout part du coton burkinabè cultivé par les producteurs burkinabè pour tisser le fil dans les proportions voulues. Le fil permet ensuite de faire le tissu voulu pour aboutir à une tenue donnée, a-t-il expliqué.

Selon le Camarade Capitaine Ibrahim Traoré, TEXFORCES-BF est « un très grand complexe audacieux et futuriste », né de la volonté des Burkinabè d’acquérir leur indépendance. « Et quand nous parlons de souveraineté, nous ne le disons pas juste dans la bouche. Nous posons des actes », a-t-il affirmé.

Agence d’Information du Burkina