EN DIRECT

Écoutez Dauphin FM - 90.6

(Cliquez ici pour voir le direct)

BURKINA-KOURITTENGA-MICROPROJET-ELEVAGE

22 août 2026 Wendkouni Monique Germaine NARE

Kourittenga : Dix veuves bénéficient d’un microprojet d’élevage de poulets

Koupéla, 22 août 2026 (Dauphin FM)- L’Association Jeunesse en Mouvement pour le Développement (AJEM-D) a procédé, ce samedi 22 août 2026 à Koupéla, au lancement officiel d’un microprojet d’élevage de poulets au profit de dix veuves ayant des enfants scolarisés.

La cérémonie, présidée par le gouverneur de la région du Nakambé, le camarade Yéyé Abraham Somdo, s’est déroulée dans la salle de conférence de la Direction provinciale de l’Agriculture, de l’Eau, des Ressources animales et halieutiques (DPAERAH) du Kourittenga. Elle a été suivie d’une session de formation au profit des bénéficiaires.

Chaque bénéficiaire recevra cinq poules et un coq, ainsi que du matériel d’élevage. Elle bénéficiera également d’un accompagnement pour la construction du poulailler, de conseils techniques et d’un suivi. D’un coût global de quatre millions de francs CFA, le projet est mis en œuvre dans six communes de la province du Kourittenga, à savoir Koupéla, Pouytenga, Andemtenga, Baskouré, Tensobtenga et Gounghin.

Cofinancé par l’Association burkinabè de Fundraising (ABF), avec l’accompagnement technique de la DPAERAH du Kourittenga, le projet vise à renforcer l’autonomisation économique des femmes bénéficiaires à travers la promotion de l’aviculture familiale.

Pour le responsable de l’AJEM-D, le camarade Alain Désiré Zoungrana, l’initiative vise particulièrement à améliorer les conditions de vie des veuves et de leurs enfants.

« Il faut que cela porte ses fruits. Le pari, ce sont les enfants orphelins que nous visons. Si la veuve est autonome, elle ne va pas hésiter à venir en aide à ses enfants, notamment pour leur scolarisation. Les membres de l’association sont issus de toute la province et c’est de là que nous avons pu faire le choix des bénéficiaires », a-t-il expliqué.

La marraine de l’activité, épouse de Sa Majesté Naaba Yemdé de Koupéla, a salué l’initiative qu’elle considère comme une contribution au développement endogène.

« Cette activité est très noble et ce sont ces genres d’activités que nous attendons depuis longtemps par rapport au développement endogène. Le camarade Ibrahim Traoré, le président du Faso, dit à chaque fois qu’il faut aller toujours vers le développement endogène. L’initiative prise par l’AJEM-D pour aider les femmes vulnérables est une très bonne initiative », a-t-elle déclaré.

Elle a invité les bénéficiaires à faire bon usage des appuis reçus afin de leur permettre d’améliorer leurs conditions de vie et celles de leurs enfants.

« On demande aux bénéficiaires de faire en sorte que ce qu’elles ont reçu aujourd’hui puisse leur permettre de s’épanouir dans leur foyer, de s’occuper de leurs enfants et de faire en sorte que cela puisse attirer davantage d’autres initiatives qui viendront toujours contribuer à l’épanouissement de nos femmes », a-t-elle ajouté.

La formation dispensée aux bénéficiaires porte notamment sur les techniques d’élevage, l’alimentation, l’hygiène, la prévention des maladies et la gestion d’une activité avicole. Elle vise à leur donner les connaissances nécessaires pour assurer une bonne conduite de leurs élevages et garantir la pérennité du projet.

Pour le gouverneur de la région du Nakambé, camarade Yéyé Abraham Somdo, les initiatives locales sont indispensables pour accompagner les efforts de l’État en matière de développement.

« Nous avons plus que jamais besoin que chacun prenne des initiatives pour accompagner l’État. L’État, à lui seul, laisse des gaps qu’il faut combler et ce sont les associations et les privés qui doivent, à travers leurs projets, microprojets et sous-projets, contribuer à combler ces gaps. Nous sommes venus pour dire qu’il n’y a pas de petites actions de développement », a-t-il souligné.

Selon lui, toutes les initiatives qui contribuent à améliorer les conditions de vie des populations participent au développement du pays.

« Toutes les actions contribuent au développement de notre pays, pourvu qu’elles accompagnent nos populations dans la dignité, dans la quête de leur affranchissement et dans la lutte contre la pauvreté. Ce projet amène ces femmes à vivre dignement et, quand on vit dignement, on réaffirme notre souveraineté et on participe activement à la construction de notre nation », a conclu le gouverneur.